Se contenter d’un passeport français n’est pas une fatalité. Certains artistes choisissent de bâtir leur vie entre deux horizons, partageant leur temps loin des caméras hexagonales.
Florent Pagny incarne cet élan vers l’ailleurs. Son histoire, faite d’allers-retours entre la France et l’Argentine, intrigue autant qu’elle inspire. Dans le paysage musical francophone, peu de trajectoires s’inscrivent avec une telle ampleur géographique. Pagny, lui, a osé franchir l’Atlantique, réinventant son quotidien à la frontière de deux mondes.
Florent Pagny, une vie entre la France et la Patagonie
Originaire de Chalon-sur-Saône, Florent Pagny n’a jamais été du genre à rester enraciné dans sa terre natale. Dès ses débuts, il multiplie les points d’ancrage en France :
- Divonne-les-Bains
- Bonneville
- Beaune
- Montfort-l’Amaury
et bien sûr, Paris, où l’aventure artistique s’est déployée. Mais pour Pagny, le cadre hexagonal ne suffit pas. Très vite, il trace sa propre route, entre l’Europe et l’Amérique du Sud.
La Patagonie tient une place à part dans ce parcours. Loin du bruit médiatique, l’artiste y trouve un équilibre rare, une forme de liberté que peu de célébrités assument jusqu’au bout. Ce choix, il le doit aussi à son histoire familiale : Azucena Caamaño, son épouse, est une enfant du pays. Ensemble, ils organisent leur vie entre ces deux continents, s’adaptant au rythme des saisons, en quête de sérénité et d’espace.
En parallèle, Pagny renforce son lien avec la Bourgogne. L’achat de La Ferme du Fossé à Échevannes, une bâtisse du XIe siècle classée monument historique, témoigne de ce besoin de racines. À travers ce projet, il valorise la mémoire, la famille, l’attachement aux terres françaises. Rien n’est laissé au hasard : chaque lieu, chaque retour, répond à une envie d’ancrage et de transmission.
Ce mode de vie, Florent Pagny le revendique sans détour. De la France à la Patagonie, il échappe aux codes du show business, préférant les retrouvailles intimes aux mondanités. Chaque voyage, chaque séjour, renforce son identité plurielle, entre héritage français et souffle argentin.
Pourquoi la Patagonie a-t-elle séduit l’artiste ?
Pour Florent Pagny, la Patagonie n’est pas qu’un décor : c’est un refuge. Là-bas, il retrouve ce que la notoriété ne lui offre plus : le calme, l’immensité, la discrétion. À des milliers de kilomètres des studios, Pagny goûte à l’authenticité, à la vie simple que dictent la nature et le vent des steppes. La célébrité s’efface, la vraie vie reprend ses droits.
Son attachement à cette terre va bien au-delà d’un simple coup de cœur. Pagny règle ses voyages sur le printemps et l’été de l’hémisphère sud, profitant d’un climat doux quand l’Europe se fige dans l’hiver. C’est aussi un engagement familial : renouer avec les racines d’Azucena Caamaño, sa compagne, et transmettre à leurs enfants une double culture.
Pas question pour lui de faire de la Patagonie une simple adresse de vacances. Il y retrouve l’essentiel : des paysages puissants, une culture chaleureuse, et une hospitalité argentine qui le ressource. Là, il se reconnecte à lui-même, loin des contraintes du métier, reprenant son souffle au contact d’une nature indomptée. Pour Pagny, la Patagonie est un choix de vie, un territoire de liberté revendiqué.
Le rôle clé de sa femme Azucena dans ce choix de vie
Impossible d’évoquer ce mode de vie sans parler d’Azucena Caamaño. Peintre, argentine, elle influence depuis toujours les grandes décisions de Pagny. Avec elle, il a découvert une autre façon de vivre, d’aimer, de s’ouvrir à de nouveaux horizons. Ce lien, tissé avec l’Argentine, structure chaque déplacement entre la France et le Sud.
Le couple place la famille au centre de tout : Azucena, Ael, Inca. Pour eux, Pagny s’organise, multiplie les séjours, privilégie la proximité avec la famille d’Azucena et la transmission d’un double héritage à leurs enfants. Cette alternance entre Paris et la Patagonie, loin d’être un caprice, devient une respiration, un équilibre retrouvé.
Leurs choix résidentiels illustrent ce désir de partage. Entre la Bourgogne, avec l’achat récent de La Ferme du Fossé, et l’Argentine, la famille compose un quotidien à la croisée des chemins. Chacun de ces lieux répond à une histoire : la Bourgogne pour renouer avec l’enfance de Pagny, la Patagonie pour préserver les racines d’Azucena. Ce va-et-vient nourrit la créativité du chanteur, donnant à son œuvre une couleur unique, inspirée des deux continents.
Entre résidences et voyages : comment Florent Pagny partage son quotidien
Le parcours de Florent Pagny se trace entre deux mondes. D’un côté, la Ferme du Fossé à Échevannes, monument historique posé au cœur de la Côte-d’Or ; de l’autre, la Patagonie, immense et sauvage, loin de l’agitation. Sa maison bourguignonne lui offre stabilité et enracinement, à distance des projecteurs parisiens.
Ses séjours en Argentine suivent le rythme des besoins et des saisons. Dès que le besoin de se ressourcer se fait sentir, Pagny rejoint l’autre hémisphère, retrouvant sa famille et les paysages qui l’inspirent. Cette mobilité exige une organisation millimétrée : entre ses albums, ses collaborations avec Vianney ou Marc Lavoine, et la gestion de ses différentes propriétés, chaque déplacement s’anticipe.
La maladie, loin de le freiner, a renforcé sa détermination à savourer chaque instant. Les fans l’ont retrouvé sur scène, lors de la sortie de Grandeur nature ou à travers l’interview avec Audrey Crespo-Mara dans « Sept à Huit » (TF1). Pagny puise son énergie dans la force de ses proches et l’appui constant de son épouse. Les projets se multiplient : une tournée des Zénith est déjà annoncée pour 2026.
Voici comment il articule ses lieux de vie et ses priorités :
- Une maison historique en Bourgogne, pour cultiver ses racines françaises
- Des séjours réguliers en Patagonie, source d’inspiration et havre de paix
- Une carrière toujours en mouvement, entre scène et création artistique
Florent Pagny ne choisit pas entre deux territoires, il compose avec eux. Entre France et Patagonie, il trace sa route, fidèle à ce qui fait sens pour lui : la liberté, la famille, et ce goût inaltérable pour la vie en grand.


